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Catherine Robin

Tutorat

Quelques mots sur l'écriture

Avant toute chose, si un jeune d'âge scolaire présente des difficultés en lecture et en écriture, il est préférable de prioriser la lecture, par laquelle l'écriture sera également travaillée comme je le mentionnais dans la section précédente. 

Si toutefois la lecture pose moins problème, on peut alors se fixer diverses cibles en écriture: la syntaxe de la phrase; l'orthographe grammatical; de façon plus globale la cohérence textuelle; l'écriture d' un type de texte en particulier (descriptif, argumentatif, narratif, explicatif, etc.); la réussite d'une épreuve spécifique; l'amélioration de son style littéraire. Tous ces objectifs sont valables (et se combinent).

Dans le contexte de la formation générale, le contenu d'un texte, à savoir les aspects dont il traite - les idées du scripteur en lien avec la situation d'écriture et le type de texte qu'il souhaite écrire -  doit être pertinent et développé de façon cohérente. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement... Si les idées du scripteur sont claires, alors on peut espérer! Il est non seulement possible mais nécessaire d'apprendre à réfléchir avant d'écrire. Et en écrivant. 

On entend souvent les gens dire, en parlant d'eux-mêmes ou de leur enfant, qu'ils font trop de fautes. Encore faut-il identifier le type d'erreurs. Si ce n'était que des fautes d'orthographe, le problème serait superficiel et plus facile à régler, mais généralement, le problème se situe sur le plan de la syntaxe (incluant la ponctuation dans une moindre  mesure) et c'est la confusion syntaxique qui entraîne le problème d'orthographe grammatical, alors plus profond et plus long à solutionner. 

Je préconise pour y parvenir l'analyse grammaticale de la phrase, selon la grammaire fonctionnelle enseignée actuellement au Québec (Chartrand), et selon une méthode que j'ai développée au fil des ans et qui rend la syntaxe de la langue française intelligible pour l'enfant dès la 3ième année du primaire et jusqu'à la 5ième du secondaire (on commence avec des phrases simples, puis on avance avec des phrases de plus en plus complexes). Le parent d'un enfant du primaire pourrait même gagner à écouter la leçon. Ainsi il comprendrait mieux cette fameuse grammaire dont l'approche et le vocabulaire lui donnent parfois des maux de tête. 

Une fois que la syntaxe est mieux maîtrisée, il devient pertinent de travailler différents types de texte, en fonction des critères de correction des grilles ministérielles,, à savoir l'adaptation à la situation d'écriture (destinataire et intention) et la cohérence textuelle, qui inclut le développement et la progression des idées..

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